Dans les jardins de mon père (R) Roger Bigot - Actes Sud (Les couleurs de l’histoire) 2000 (6,60€) Dès 14 ans
22 août 2006

A l’origine, la collection « Les couleurs de l’histoire » avait pour objectif de conter aux adolescents les grands évènements historiques des dernières décennies. C’était une oeuvre collective. Les récits écrits par des écrivains différents, présentaient la vie d’un personnage particulier impliqué dans une époque donnée. Mais tous les romans avaient des points communs qui leur donnaient cohérence : un personnage récurrent Constant Faure né en 1900 et témoin de toute la saga, des lieux repères : le bistrot « Le b ?uf limousin » où vont se retrouver ouvriers, militants et poètes, l’imprimerie « L’églantine » creuset des idées nouvelles, une lithographie « La femme à la colombe » de Picasso, et des personnages divers liés à travers le temps et l’espace par l’amitié, des valeurs, le travail, les liens familiaux.

Le roman "Les lumières du matin" évoquait la Commune de Paris à laquelle participa activement Pascal Clarisse, quinze ans, au côté de son père communard et propriétaire de l’imprimerie « l’Eglantine ».

« Dans les jardins de mon père » Pascal, toujours militant, est devenu grand-père. Nous sommes en 1936, sa fille Marie, dirige maintenant l’imprimerie. Marie est une femme de tête. Elle fut« séduite et abandonnée » par un jeune soldat démobilisé de la guerre de 14, mais elle a toujours caché à Jean, son fils, la vérité sur son père. Lorsque Jean découvre la brève correspondance entre ses parents, il se lance éperdument à la recherche de ce père inconnu, dans le contexte enthousiasmant et mouvementé du Front populaire.

Le récit alterne les lettres des divers personnages et des textes recentrant l’action, qui rappellent les didascalies et les dialogues de théâtre. Cette forme narrative, l’époque évoquée, les valeurs défendues et les personnages bien situés dans leur époque en font un roman de grande qualité.