La liberté pédagogique
31 août 2006

Cette notion n’a été juridiquement définie qu’en 2005 dans la loi Fillon : « la liberté pédagogique de l’enseignant s’exerce dans le respect des programmes et des instructions [...] et dans le cadre du projet d’école ou d’établissement avec conseil et sous contrôle des membres des corps d’inspection »  [2].

Le Conseil d’Etat l’a rappelé plusieurs fois : l’Etat définit les contenus d’enseignement et les missions des enseignants. Aussi la liberté pédagogique reste-t-elle celle du choix des méthodes pédagogiques, des démarches didactiques et du type de médiations. Ce principe a toujours été revendiqué comme garantie d’une indépendance de l’école face aux pressions partisanes et celle du respect des règles de la laïcité. Mais c’est aussi un moyen pour l’enseignant de faire « respecter la spécificité et l’autonomie de sa pratique professionnelle » vis-à-vis de la hiérarchie administrative et des familles.

Cette liberté n’exonère pas les enseignants de leurs obligations comme celles d’informer leurs démarches.