Négociation
Le SNUIpp déterminé
11 octobre 2012
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Les travaux pratiques de la refondation de l’école vont maintenant commencer. Reprenant les orientations du président de la République, le ministre de l’Éducation nationale ouvre une négociation avec les organisations syndicales.

Avec sérieux et détermination, le SNUipp-FSU a fait avancer ses idées pour donner de la consistance à la priorité au primaire. Beaucoup de ses propositions et revendications sont aujourd’hui au cœur du débat public. Certaines ont même été reprises par le président de la République comme la revitalisation de l’école maternelle, la réhabilitation de la scolarisation des moins de trois ans qui devra se faire dans des conditions adaptées à la spécificité de cette tranche d’âge, la mise en œuvre du « plus de maîtres que de classes » pour travailler autrement et mieux auprès de tous les élèves, ou la refonte de la formation des enseignants... Il faut maintenant que les engagements de François Hollande se traduisent en mesures concrètes avec les moyens budgétaires nécessaires. Notre école doit retrouver un rythme de travail apaisé et serein pour les élèves comme pour les enseignants.

Changer les rythmes ? Mais avec des contreparties !

A ce titre, à elle seule, la révision des rythmes scolaires avec la semaine de 9 demi journée confirmée par le Président, ne saurait constituer la recette magique pour améliorer les résultats de l’école. Il faut changer le donne pour un réel bien-faire et bien-être professionnels. A ce jour, des pans entiers de cette réforme des rythmes restent à préciser : nombre d’heures d’enseignement sur l’année, sur la journée, nombre de semaine de vacances, zonage, avenir de l’aide personnalisée, articulation temps scolaire et péri scolaire ainsi que son contenu et son financement, contreparties pour les enseignants ( temps de service et revalorisation),...

La négociation aura donc à traiter de ces sujets qui interroge de manière légitime nos collègues. Elle devra aussi aboutir à des évolutions concernant les programmes, l’évaluation des élèves, la baisse des effectifs dans les classes, le lien avec les familles, les conditions d’exercice de notre métier, la réhabilitation des RASED, le retour d’une vraie formation continue. Par ailleurs, des engagements devront être pris concernant l’articulation du temps scolaire et périscolaire. Car de fait, il est hors de question que la réforme génère de nouvelles inégalités en matière d’offre éducative en faisant porter son coût sur les collectivités, ou sur les parents.

Hors de question aussi que cela dégrade les conditions de vie personnelle et professionnelle des enseignants. Si nous changeons, c’est pour du mieux ! Pour le SNUipp, il faudra donc des contreparties face aux frais par exemple qu’engendre une journée de travail supplémentaire ( frais de transport et de garde d’enfants) . Depuis plusieurs mois, le syndicat a clairement expliqué qu’il mettrait sur la table l’exigence de l’allégement du temps de service et de la revalorisation salariale.

Enfin, l’école n’avancera pas sans redonner confiance et reconnaissance aux enseignants. Dans ce débat, ils ont leur mot à dire et leur avis doit être entendu. Le SNUIpp-FSU compte bien se faire leur porte-parole, notamment en publiant les résultats du questionnaire

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