Sciences
Sciences : compétences des élèves en fin de CM2
8 février 2011

La DEPP vient de faire paraître une note d’information sur « les compétences des élèves en sciences expérimentales en fin d’école primaire. Une deuxième note concerne le collège.

Quelle évaluation ?

Cette évaluation, réalisée en 2007, était fondée sur les programmes de 2002. Elle se composait de QCM et de « situations expérimentales destinées à approcher la démarche d’investigation développée par les élèves ».

Elle a porté sur des champs de physique (la matière, le ciel et la Terre, le monde construit par l’homme) et de sciences et vie de la terre (unité et diversité du vivant, le corps humain et l’éducation à la santé). L’éducation à l’environnement n’a pas été évaluée et les TIC ont représenté une part trop faible pour que les résultats soient significatifs.

La méthodologie de la DEPP est usuelle : Les 15% de résultats les plus faibles et les 10% les plus forts sont extraits. Puis l’écart entre les notes restantes est partagé en 3 groupes de même amplitude et on observe comment sont composés les groupes et quelles réussites ils recouvrent.

Les résultats

Environ un quart des élèves montrent une maîtrise satisfaisante des connaissances et des connaissances attendues en fin de CM2 mais 15% sont en difficulté et ne peuvent répondre qu’à des questions « en lien avec leur expérience quotidienne ».

- Groupe 0 et groupe 1 (15%) Les élèves du groupe 0 ( 2,4%) ne maîtrisent aucune des connaissances attendues en fin de CM2. Ceux du groupe 1 (12,6%) ont des connaissances relatives à leur vie quotidienne : ils connaissent quelques phénomènes et quelques instruments, ils « savent des choses » sur le corps humain.

- Groupe 2 (30,9%) Les élèves de ce groupe ont un faible niveau d’abstraction et commencent juste à utiliser un vocabulaire spécifique, avec des notions sur les saisons ou en électricité pour la physique, des notions sur le corps humain et le monde animal pour les SVT.

- Groupe 3 ( 31%) Avec un très net élargissement des connaissances et des compétences, les élèves du groupe 3 atteignent un premier niveau de conceptualisation et savent prélever des indices : en physique sur les mouvements de la Terre ou la variation des paramètres dans une expérimentation ; en SVT des connaissances maîtrisées sur le corps humain, le végétal, l’animal.

- Groupe 4 ( 13,1%) Les élèves de ce groupe ont une « compréhension fine d’énoncés décontextualisés » avec des capacités d’anticipation et d’analyse. Ils ont des connaissances précises sur des sujets difficiles ( ombres et lumières, végétal, chaînes alimentaires).

- Groupe 5 (10%) Les élèves de ce groupe peuvent mobiliser à la fois des connaissances culturelles et scolaires pour effectuer des traitements complexes. En SVT, ils ont une vision globale – et maîtrisée – des caractéristiques du vivant.

Des analyses

Globalement les résultats sont homogènes dans les groupes et les réussites sont un peu plus élevées en SVT qu’en physique. La compétence « analyser » a un taux de réussite légèrement inférieur aux compétences « connaître » et « prélever  ». En SVT il n’y a pas d’écart entre les résultats des filles et des garçons mais en physique les garçons obtiennent un score très légèrement supérieur. Les écoles privées obtiennent des résultats sensiblement supérieurs à ceux du public et l’écart entre les établissements hors éducation prioritaire et les écoles de l’éducation prioritaire est considérable. L’étude mesure les écarts de réussite – importants – entre les élèves « en avance », « à l’heure » ou «  en retard ».Enfin l’enquête montre que sur l’ensemble des champs les élèves des petites écoles obtiennent des résultats supérieurs à ceux des grandes écoles.

La note d’information : Les compétences des élèves en sciences expérimentales en fin d’école primaire

Sur le même sujet : Le "plan sciences" de Luc Chatel et le communiqué du SNUipp