Une nouvelle génération de PE ?

Mis à jour le 28.01.17

De plus en plus de salariés deviennent enseignants en seconde carrière, avec une entrée dans le métier qui s'avère parfois compliquée.

Il y a de plus en plus de trentenaires et de « quadras » dans les Espé, c'est ce que constate le Cnesco dans une enquête consacrée à l'attractivité du métier d'enseignant. L'organisme pointe une évolution sensible du profil des nouveaux enseignants. Ils sont en effet de plus en plus nombreux à choisir le métier en seconde carrière professionnelle. En 2015, « 25 % des admis au concours de recrutement des professeurs d'école étaient salariés du public et du privé ou demandeurs d'emploi » précise l'étude, une proportion en hausse régulière depuis dix ans. Dès lors, se pose la question de la motivation de ces salariés à changer de métier. La vocation, mais un peu moins que chez les plus jeunes, une « quête de sens », un « besoin de s'engager », sont leurs principaux ressorts pour devenir PE. Sans doute aussi une part de lassitude face à la dureté des carrières dans le secteur privé. Mais après, que leur réserve l'entrée dans le métier ?

Une entrée dans le métier contrastée

L'Observatoire des enseignants débutants du SNUipp-FSU s'est intéressé à ce que deviennent ces nouveaux enseignants. Son étude rendue publique en novembre montre que 60 % constatent un décalage entre ce qu'ils imaginaient du métier et sa réalité, 58 % reconnaissent qu'ils n'avaient pas anticipé la charge réelle de travail qu'il implique. De plus, 33 % déclarent avoir manqué de connaissances et d'accompagnement au cours de leur formation et 88 % demandent de la formation continue. Néanmoins, les motifs de satisfaction ne manquent pas : la réussite des élèves pour 63 % d'entre eux, la relation avec ces derniers (60 %) et la transmission des connaissances pour 53 %.

Lire :
- l'étude du CNESCO
- les résultats de l'Observatoire 2016 des PE débutants

Lire aussi :
- Le dossier de Fenêtres sur cours de septembre 2016 "Devenir PE, qu'on leur donne l'envie"