En retraite mais mobilisé·es le 2 décembre !
Mis à jour le 27.11.25
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Le projet de budget 2026 présenté par le gouvernement marque un nouveau tournant dans les politiques d’austérité. Certaines mesures régressives ont été supprimées à l’Assemblée nationale, mais rien n’est stabilisé. Entre incertitudes parlementaires et risques d’ordonnances, le risque de recul social reste réel.
Dans ce contexte mouvant, la mobilisation du 2 décembre sera déterminante pour empêcher de nouvelles régressions.
Les retraité·es, cibles du budget 2026
La mise en place d’une année blanche - gel des pensions et du minimum vieillesse (ASPA), gel des barèmes fiscaux et de la CSG - entraînerait une perte moyenne de 350 € par an dans un contexte où les dépenses contraintes ne cessent d’augmenter.
Concrètement, ce gel se traduira par une baisse des pensions nettes au moment même où le coût de la vie progresse.
Le gouvernement envisage également la suppression de l’abattement fiscal de 10 %, un dispositif essentiel dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Cette disparition pourrait faire perdre jusqu’à 390 € par an, et ferait basculer dans l’imposition des personnes jusqu’ici non imposables.
Ce changement aurait des effets en cascade : perte de tarifs sociaux, de réductions de transport, d’aides au logement, de chèques énergie… autant de dispositifs auxquels nombre de retraité·es ne pourraient plus prétendre.
Les femmes retraitées seraient les premières touchées : leurs pensions restent en moyenne 40 % inférieures à celles des hommes, conséquence de carrières plus hachées et moins valorisées. Toute baisse supplémentaire approfondirait encore ces inégalités.
Une remise en cause du modèle social
Le budget 2026 ne se limite pas aux pensions : il fragilise tout l’environnement social des retraité·es. Parmi les mesures les plus préoccupantes :
- doublement des franchises médicales,
- menaces sur le régime des affections de longue durée (ALD),
- affaiblissement des services publics de proximité...
Les personnes âgées, qui dépendent fortement du système de santé et des services locaux, seraient parmi les plus pénalisées : consultations plus coûteuses, renoncements aux soins, fragilisation des services de proximité.
Au-delà des mesures techniques, c’est la solidarité intergénérationnelle issue de 1945 qui se trouve directement menacée, alors que les plus riches et les grandes entreprises demeurent largement épargnés par l’effort demandé.
Le 2 décembre : un rendez-vous décisif
Dans ce contexte, les organisations syndicales appellent l’ensemble des personnes retraitées à descendre dans la rue le 2 décembre pour exiger :
- l’indexation des pensions au moins sur l’inflation dès le 1er janvier 2026 ;
- une revalorisation durable des pensions basée sur l’évolution du salaire moyen ;
- le maintien de l’abattement fiscal de 10 % ;
- la revalorisation des prestations sociales au niveau de l’inflation ;
- l’abandon du doublement des franchises médicales ;
- le maintien et le développement des services publics sur tout le territoire.