Formation

Mis à jour le 31.03.21

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Parce qu’enseigner est un métier qui s’apprend, la formation doit constituer un axe central et solide tout au long de la carrière des enseignants pour leur offrir la garantie partout d’une formation initiale et continue de qualité, quel que soit le niveau exercé. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir…

La formation initiale #

INSPÉ #

Créées à la rentrée 2019, les Instituts Nationaux Supérieurs du Professorat et de l'Education (Inspé) sont rattachés à l’université et ont pour missions principales d’assurer la formation initiale et continue des enseignant·es, de conduire des actions de formation aux autres métiers de la formation et de l’éducation et de participer à la recherche disciplinaire et pédagogique et à des actions de coopération internationale.

Deux ans après la réforme qui a conduit à la mise en place des INSPE, le bilan de la formation initiale est plutôt négatif. L’articulation entre la formation à l’INSPE et la prise en charge de la classe à mi-temps pour les stagiaires est complexe et la réforme qui se met en place au niveau du master et de la place du concours risque de détériorer plus encore la formation initiale.
Alors que la formation initiale telle qu’elle existe ne permet pas de se former dans de bonnes conditions. Cependant, la réforme voulue par le ministre Blanquer va dégrader davantage l’entrée dans le métier avec pour certain•es un contrat d’alternance à 1/3 temps en responsabilité de classe, la préparation du CRPE, la préparation du master, tout cela en étant disponible pour une formation professionnelle.
Les INSPE doivent assurer une formation professionnelle garantissant une qualification élevée des enseignant·es, à tout moment de leur carrière et de façon égale sur tout le territoire, ce qui passe par un cadrage national. Le SNUipp-FSU revendique une formation adossée à la recherche avec une collaboration plus grande entre les composantes universitaires et les INSPE, s’appuyant sur des équipes pluri-catégorielles de formateur·trices, dont les enseignant·es rattaché·es aux INSPE et les maîtres·ses formateur·trices font partie.

La réforme de la formation initiale

Lire l'article : Réforme de la formation initiale : où va l'école ?

L'organisation du Master alternant

Un contrat d’alternance est proposé à certain·es étudiant·es en master MEEF. Il·elles doivent effectuer un 1/3 temps en responsabilité de classe. La rémunération de ces contrats est de 865 euros bruts par mois.

Les étudiant·es concerné·es bénéficient d'un tutorat mixte, assuré conjointement par un tuteur·trice désigné·e, dans la mesure du possible, au sein de la structure d'accueil et par un·e personnel·le désigné·e par l'INSPE.

L’ORGANISATION DE L’ANNÉE DE STAGE (post concours)

L’organisation va profondément changer dès la rentrée 2021. Le concours étant en 2ème année de master, l’année de stagiairisation est repoussée d’un an. De plus, les stagiaires issu·es d’un master MEEF seront stagiaires à temps plein pendant 1 an.

A compter de la rentrée 2022, les lauréat·es qui détiennent un master autre que MEEF suivent une formation adaptée prenant en compte le parcours antérieur. Ils et elles seront stagiaires à mi-temps en responsabilité de classe et à mi-temps en formation professionnelle à l’INSPE après l’obtention du concours.

Chaque stagiaire est suivi·e par un·e maître·sse formateur·trice ou un maître·sse d'accueil temporaire (MAT) et un tuteur·trice de l' INSPE.

Les fonctionnaires stagiaires, détenteurs·trice d’un master MEEF, seront placé·e en responsabilité de classe à temps plein avec quelques modules de formation.

Le SNUipp-FSU continue de réclamer une remise à plat de la réforme de la formation initiale et revendique une année de stage limitée à un tiers temps en classe, incluant des périodes d’observation et de pratiques accompagnées.

UN ESPACE DÉDIÉ POUR LES DÉBUTANTS DANS LE MÉTIER

Le site neo.snuipp.fr s’adresse aux débutants, avec notamment des articles et des vidéos qui font la part belle à la recherche et à la richesse de ses apports pédagogiques et didactiques. Des articles s’intéressent aussi plus particulièrement aux questions de métier ou de carrière.

La formation continue #

La formation continue est un outil indispensable à l’exercice du métier et à la prise en compte de l’évolution des pratiques. Or, l’offre de formation n’a cessé de se dégrader au fil des ans, faisant les frais de la réforme de la formation initiale, des contraintes budgétaires et du manque de remplaçants. L’OCDE tout comme la Cour des comptes porte un regard sévère sur l’offre de formation continue qui «n’est pas suffisamment centrée sur les besoins des enseignants ». 

Lire à ce sujet le dossier de Fenêtres Sur Cours n°389

Pour le SNUipp-FSU, il faut faire de la formation continue des enseignants une des grandes priorités de l’école. C’est la ligne adoptée par tous les pays qui ont réformé avec succès leur système éducatif.

LE PLAN ACADÉMIQUE DE FORMATION #


Les plans académiques de formation sont élaborés au niveau local en fonction des spécificités de chaque académie, en conformité avec les priorités nationales pour la formation. L’élaboration du plan est menée conjointement par le recteur et le directeur de l’ESPE, sur la base d’un cahier des charges établi à partir des objectifs prioritaires définis par l’analyse des besoins en formation continue et les orientations ministérielles.
La représentation des personnels est assurée dans le conseil départemental de formation, consulté au moment de l’analyse des besoins, de l’élaboration du cahier des charges départemental et de l’offre de formation.

Accès aux formations #


Le plan académique est décliné au niveau de chaque département. L’inscription est individuelle et facultative, sauf pour les actions de formation à public désigné.
C’est la CAPD qui établit la liste des stagiaires sur la base d’un barème départemental qui permet à la fois de contrôler l’accès et de départager les candidats aux dispositifs. Celui-ci prend principalement en compte l’ancienneté et le nombre de stages déjà effectués.

Des modalités de formation variées #

Depuis la réforme de la formation initiale, les actions de formation continue se sont diversifiées et d’autres formats se sont substitués aux traditionnels stages longs de trois semaines. Les "108 heures"  ont rendu possible le développement de dispositifs de formation en dehors du temps de classe : 18 heures sont ainsi consacrées à l’animation pédagogique et à des actions de formations continues.

M@gistere #

C’est un dispositif de formation individuel et à distance. Sur les 18 heures d’animations pédagogiques, 9 d'entre elles peuvent prendre la forme d’une formation hybride mêlant temps de formation à distance et temps de formation en présentiel.

Pour le SNUipp-FSU, la formation continue doit s’inscrire dans une continuité avec la formation initiale, dans le cadre des ESPE. Elle doit avoir lieu sur le temps de classe, être librement choisie et nécessite des moyens de remplacement en nombre suffisant. En cela, elle se distingue des animations pédagogiques, souvent destinées aux formations institutionnelles imposées. La formation continue doit articuler des apports didactiques permettant d’actualiser ses connaissances, d’enrichir ses savoirs et d’acquérir de nouvelles compétences, avec des temps de pratique, d’échanges et d’observation. La formation continue ne peut être remplacée par de la formation à distance M@gistere . Cette application a été contestée dès son ouverture notamment parce que des informations personnelles étaient visibles de tous ceux qui étaient connectés, enseignants comme inspecteurs. Après l’intervention du SNUipp-FSU auprès du ministère, celui-ci s’est engagé à ce que ce dispositif de formation ne prenne pas la forme d’un contrôle et que son contenu réponde aux attentes des enseignants.

UN DROIT TOUT AU LONG DE LA VIE #

La formation professionnelle est un droit pour les fonctionnaires qui s’exerce tout au long de la carrière. En plus de les habiliter à exercer les fonctions qui leur sont confiées avec la meilleure efficacité, la formation doit aussi favoriser leur développement professionnel, leur mobilité ainsi que la réalisation de leurs aspirations personnelles. 

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Le congé de formation professionnelle #

Les enseignants, dès qu’ils comptabilisent trois années de services effectifs, peuvent bénéficier d’un congé de formation professionnelle dont la durée ne peut excéder trois ans sur l’ensemble de la carrière.
Le poste et les droits (avancement, retraite…) sont conservés.
Une indemnité mensuelle égale à 85% du traitement est versée dans la limite de 12 mois maximum.
Le bénéficiaire s’engage à rester au service de l’une des trois fonctions publiques pendant une période égale au triple de celle pendant laquelle l’indemnité forfaitaire a été perçue.
Le congé de formation professionnelle est accordé dans la limite des crédits académiques disponibles.

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Le droit individuel à la formation #

Les enseignants peuvent demander à bénéficier du droit individuel à la formation (DIF). Ce droit consiste en un nombre d’heures de formation mobilisables en fonction du projet professionnel. Il peut être utilisé pour des actions de formation, mais aussi pour la formation aux concours et examens, la réalisation de bilans de compétence ou la validation des acquis de l’expérience (VAE).
Une indemnité est versée si la formation se déroule en dehors des obligations réglementaires de service.
La formation peut donner lieu à une prise en charge financière dans la limite des crédits académiques disponibles.

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La formation des enseignants spécialisés #

Voir sur le site Eduscol comment devenir enseignant spécialisé