Grève féministe du 8 mars 2026
Mis à jour le 12.02.26
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Le 8 mars 2026, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, un large collectif d’organisations syndicales, féministes et d’associations appelle à une grève féministe du travail, des tâches domestiques et de la consommation.
Face à la montée de l'extrême droite, aux politiques d’austérité et aux attaques contre les droits sociaux, cette mobilisation est nécessaire.
Une grève féministe face aux inégalités et aux attaques sociales contre les femmes
Les femmes subissent de plein fouet les politiques libérales et antisociales : salaires plus bas, temps partiel imposé, précarité accrue. Les retraites des femmes sont inférieures de 40 % à celles des hommes et les femmes représentent 62 % des personnes payées au SMIC.
Alors que le gouvernement refuse de taxer les plus riches et engage des dépenses militaires colossales, les services publics, les associations et les politiques sociales sont étranglés financièrement. Ce budget, profondément sexiste, aggrave les inégalités existantes.
La grève féministe du 8 mars exige :
- la hausse des salaires et l’égalité salariale
- la revalorisation des métiers féminisés (éducation, soin, santé, lien social)
- l’abrogation de la réforme des retraites et le retour à la retraite à 60 ans
- l’interdiction du temps partiel imposé
- des services publics renforcés et accessibles à toutes et tous
Travail domestique : un travail invisible mais essentiel
Le travail domestique et de care (le soin des autres) repose encore massivement sur les femmes.
80 % des femmes consacrent au moins une heure par jour aux tâches ménagères contre seulement 36 % des hommes. Ce travail invisible, gratuit et dévalorisé est pourtant indispensable au fonctionnement de la société.
Le 8 mars, la grève du travail domestique permet de rappeler une évidence : sans le travail des femmes, tout s’arrête.
L’égalité professionnelle passe aussi par un partage réel et effectif des tâches.
Stop aux violences sexistes et sexuelles
Près d’une femme sur trois est victime de violences sexistes ou sexuelles au cours de sa vie. Malgré l’ampleur de ces violences, l’impunité demeure : seulement 1 % des viols donnent lieu à une condamnation.
La grève féministe exige :
- une loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles
- des moyens à la hauteur des besoins (au moins 3 milliards d’euros)
- un soutien pérenne aux associations qui accompagnent les victimes
- une protection effective des femmes, des enfants et des minorités de genre
Les femmes les plus précarisées (migrantes, sans-papiers, en situation de handicap, racisées, LGBTQIA+, femmes pauvres) sont les premières touchées et doivent être pleinement protégées.
Éduquer à l’égalité : un enjeu majeur dès l’enfance
L’École joue un rôle central dans la lutte contre les inégalités et les violences sexistes.
Pour la FSU-SNUipp, l’éducation à l’égalité, au consentement et à la vie affective, relationnelle et sexuelle est indispensable dès le plus jeune âge.
Cela suppose :
- la mise en œuvre effective de l’EVARS
- des formations pour les personnels
- des moyens humains et matériels suffisants
- une école émancipatrice, protectrice et inclusive pour toutes et tous
Solidarités internationales et antifascisme
Partout dans le monde, les femmes résistent aux guerres, aux régimes autoritaires, aux impérialismes, aux politiques coloniales et aux violences patriarcales. La grève féministe du 8 mars s’inscrit dans une solidarité internationale avec toutes celles qui luttent pour leurs droits et leur liberté.
Face à la progression de l’extrême droite, en France comme ailleurs, la mobilisation féministe est aussi une mobilisation antifasciste.
Pas d’instrumentalisation des luttes féministes, pas d’extrême droite dans la rue.
Le 8 mars, en grève et dans la rue !
La FSU-SNUipp s’inscrit pleinement dans cette dynamique unitaire et appelle les personnels à se mobiliser le 8 mars 2026, en grève et en manifestation. Pour l’égalité, la justice sociale, les droits des femmes et le renforcement des services publics. Le 8 mars, sans les femmes, tout s’arrête.